Ce n'est pas qu'elle s'en lassait mais la douleur elle la connaissait, ce goût qui semblait s'être estompé il y a quelques secondes à peine revenait envahir son palais, son c½ur, ses sens, sa force. Elle se forçait à se convaincre elle même qu'oublier c'est facile, mais oublier c'est rêver. Et toutes ces choses qui la faisait aller trop loin, ces choses qu'elle avait condamné dans une boîte qui s'était finalement rouverte ce soir là. Encore heureux qu'ils étaient là tu sais, non tu ne sais pas. Tu ne sais pas quelle pourriture tu as pu déposer bien au fond de son c½ur, quelles plaies tu as pu lui rouvrir en l'espace de quelques minutes ruissollantes entre ses doigts, tu ne sais pas , tu ne sais pas ce que c'est de sentir son c½ur se tordre comme un chiffon qu'on essore, de sentir ses yeux brûler à s'en rendre aveugle, avoir les poumons tordus, des images et des sons qui ricochent à chaque coin de ta tête, de vouloir hurler sans qu'aucun son ne parviennent à passer ta gorge qui se noue, qui se noue. Et puis cette impression flottante, de n'être plus rien , un vide, un vide qui étouffe, qui accélère sa respiration tandis qu'elle brûlait ses lèvres à fumer, se voir respirer et vivre avec dégoût , s'arracher un bras à trop s'accrocher et ne plus rien avoir à espérer .Vouloir vomir sa haine contre soi même et vider son corps de la douleur qui colle à la peau et à l'espoir. Mais ce qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps, c'était cette main qui se tend , attrape ton poignet bien fort et t'emmène loin des cris, ces mots qui la raccrochaient petit à petit, ces gens qui ont recollé avec leurs propres douleurs les morceaux de verres éparpillés de tout ce que tu avais pu détruire et qui était si fragile. Ma forçe elle est là, ils sont tout ce que tu n'es pas et ne seras jamais.
