And you 'll feel empty there

And you 'll feel empty there
Quand deux endroits font ta vie, l'un qui te détruit et l'autre qui te grandit. Quand les odeurs et les sons te prennent au ventre et portent pour toi tes ulcères et tes ancres,pour radier ton visage et plonger ton coeur et ton esprit dans le soulagement intense, libre des folies. On voyait dans ses yeux un reflet que l'on ne connaissait pas, celui des souvenirs qu'on ne voyaient pas. Elle avait posé sa main sur le carreau et avait sourit pour elle même, avant de pivoter sur ses deux pieds pour courir dans l'entrée, traversant la porte puis le jardin, se jettant au bout du monde étalée dans l'herbe les yeux au ciel, inspirant chaque souffle d'air comme la seule médecine qui lui serait à jamais efficace. Elle était enfin celle qu'elle paraissait être.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 16:53

Et elle bavait ses songes sur la vie comme un chien avant de ronger son os.

Et elle bavait ses songes sur la vie comme un chien avant de ronger son os.
23/07/07 | 06/05/08 à Maxence

C'est pas comme ci le ciel avait touché la terre, juste comme si la mer les avait avalé tous les deux, de ne pas t'avoir dit tout ce que je t'écris, que tu ne puisses pas lire tout ce que je t'ai tu. J'aurais du te dire que je ne voyais la vie qu'à travers toi, que mon coeur battait sur tes pas et que je sentais le tien jusque dans mes veines.Je pourrais parcourir des milliers de mondes et le refaire encore une fois, rien, non jamais rien n'aurais pu me separer de toi sinon toi.J'aurais voulu t'emmener loin, te montrer des ciels et des terres ces endroits qui font rêver, qui nous faisaient nous transporter plus haut que les étoiles que je t'aurais décroché. J'aurais voulu encore effleurer ta peau, sentir ton odeur, la garder près de moi, l'imprimer sur moi. J'aurais arraché les aiguilles pour arrêter le temps, abattu les barrières pour aller au devant, J'aurais pu te peindre ces mots en couleur sur la mer là ou l'encre se mèle à l'eau et à la lumière. J'aurais voulu t'écrire ce qui ne s'écrit pas. Te crier que ma vie c'est toi, que sans ta peau , que sans ta vie je suis pire qu'un débris. Que je me contente de te rêver jusqu' en vouloir crever. Que quand je crois aimer je ne vois que ton reflet. J'aurais du te dire mille fois que cette vie c'est la mort sans toi. Que mes sourires ne valent plus rien quand ils ne te répondent pas. Que mes poumons etouffent je ne respire pas si ton odeur est loin de moi. Que mon coeur est un vinyle rayé qui n'a plus de rythme auquel s'accrocher sans les battements du tien qui s'est arrêté. Et cette promesse que je voudrais tuer que je tiendrais jusqu'à en crever.J'aurais aimé te dire ces mots et les pleurer pour toi, je les aurais hurlé un infini million de fois. Tu sais...Maxence ça fera 10 mois que Je suis morte avec toi.

Samedi 17 Mai , 10 mois.

# Posté le mardi 06 mai 2008 14:56

Modifié le jeudi 22 mai 2008 05:58

C'est comme le ciel après la terre.

C'est comme le ciel après la terre.
Si elle avait eu les yeux bandés elle aurait pu te décrire tout ce qui l'entourait, elle n'avait pas besoin de voir pour savoir où elle était. Il n'y avait qu'un endroit au monde qui s'emparait d'elle comme celui ci, un endroit qui l'assaillait de sensations étouffantes. Un endroit beau, beau à en faire mal. Un endroit où le vent existait juste assez pour qu'on le sache , où l'odeur de la terre après la pluie engourdissait les sens, où les bruissements froids plongeait l'esprit comme en transe. Un endroit où le plus haut poing était une main étalée dans l'herbe, un endroit qui t'essoufflait sans le moindre geste, qui t'affaiblissait jusqu'a ce que l'on puisse te confondre à une loque étalée dans l'herbe. Quand elle se battait elle sentait ses tripes se resserrer comme dans un étau et ses poumons se tordaient comme de pauvres chiffons, cette impression de grouillement intérieur comme ci ce lieu lui rongeait tous les sens, lui grignotait ses forçes , tétanisée,immobile ,le regard fixe, plus rien, l'éclatement, du poid dans les membres, l'abattement de ce qu'elle avait reconstruit, comme du plomb dans le corps, des chaînes au coeur qui tiraient de chaque côté. Chaque petit brin d'herbe s'imprimant secondes après secondes sur la peau, creusant le grain comme une plaie, et ces odeurs qui ennivraient qui l'aliénait, qui la perdait, qui l'abattait.
Je n'étais pas forte je n'étais rien, je ne méritais rien, mon esprit avait absorbé tout les mots qu'il avait écouté, il avait tissé une sensation avec des mots qui detruisent et qui suintent de puissance, de contradictions , qui heurtait et plaquait l'optimisme à terre.Ces souvenirs qui engourdissent tout ce qui avait pu sauver, qui s'en empare et vous flingue les sourires et la raison. Quand il faudrait une montagne pour combler ce qu'un grain avait creusé....

# Posté le dimanche 04 mai 2008 17:36

Modifié le mardi 06 mai 2008 14:43

Et maman m'avait dit que la mer on pouvait l'entendre dedans.

Et maman m'avait dit que la mer on pouvait l'entendre dedans.
Elle est jeune et la peau sans ride, son visage n'a pas encore été creusé par le temps. Juste ses yeux forgés par le sel qui avait frayé son chemin en coulant trop régulièrement. Assise sur le même muret que la veille elle balançait ses pieds et les fixaient en songeant à des formes, à des bruits, à des idées, des choses que l'on ne pourrait même pas dessiner. Et ne pas comprendre ce à quoi elle pensait la détendait, la soulageait, elle s'y laissait perdre, ne se battais plus le temps d'un songe, même le muret qui supportait ses doigts crispés n'aurait pu la ramener à la réalité, elle avait chaud, la tête lourde , trop lourde qui la poussait vers le bas, elle chantonnait, elle murmurait. Elle s'était repliée sur elle même en équilibre, la tête sur les genoux et se balançait sans même peut être sans rendre compte, elle fixait le vide d'un oeil fatigué, on ne pouvait rien lire sur son visage, ni la folie qui se propageait dans ses veines, ni même la douleur qui entamait ses songes sans qu'elle ne s'en aperçoive. Elle avait construit un toit de briques sur un mur en carton.

# Posté le dimanche 06 avril 2008 16:03

Rewind and press play

Rewind and press play
Ce n'est pas qu'elle s'en lassait mais la douleur elle la connaissait, ce goût qui semblait s'être estompé il y a quelques secondes à peine revenait envahir son palais, son c½ur, ses sens, sa force. Elle se forçait à se convaincre elle même qu'oublier c'est facile, mais oublier c'est rêver. Et toutes ces choses qui la faisait aller trop loin, ces choses qu'elle avait condamné dans une boîte qui s'était finalement rouverte ce soir là. Encore heureux qu'ils étaient là tu sais, non tu ne sais pas. Tu ne sais pas quelle pourriture tu as pu déposer bien au fond de son c½ur, quelles plaies tu as pu lui rouvrir en l'espace de quelques minutes ruissollantes entre ses doigts, tu ne sais pas , tu ne sais pas ce que c'est de sentir son c½ur se tordre comme un chiffon qu'on essore, de sentir ses yeux brûler à s'en rendre aveugle, avoir les poumons tordus, des images et des sons qui ricochent à chaque coin de ta tête, de vouloir hurler sans qu'aucun son ne parviennent à passer ta gorge qui se noue, qui se noue. Et puis cette impression flottante, de n'être plus rien , un vide, un vide qui étouffe, qui accélère sa respiration tandis qu'elle brûlait ses lèvres à fumer, se voir respirer et vivre avec dégoût , s'arracher un bras à trop s'accrocher et ne plus rien avoir à espérer .Vouloir vomir sa haine contre soi même et vider son corps de la douleur qui colle à la peau et à l'espoir. Mais ce qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps, c'était cette main qui se tend , attrape ton poignet bien fort et t'emmène loin des cris, ces mots qui la raccrochaient petit à petit, ces gens qui ont recollé avec leurs propres douleurs les morceaux de verres éparpillés de tout ce que tu avais pu détruire et qui était si fragile. Ma forçe elle est là, ils sont tout ce que tu n'es pas et ne seras jamais.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 20:03