"I FEEL YOU JOHANNA"

"I FEEL YOU JOHANNA"
21/07/2007

Je tente une fois encore de déglutir les mots, de les digérer avant de vous en offrir ce germe de démence et de folie qui semble m'envahir. Je ne suis plus qu'une carcasse vivante qui semble jouir de l'imunité ,oui une imunité imonde qui me fait voir tomber les autres et me fait vomir des douleurs et des putréfactions que j'avait jusqu'alors bien conservé au fond de moi. On ne conserve pas la pourriture.. on la jette... comme ce que je suis en train de faire.... Oui mes amis .. je vous jette l'inévitable prix a payer pour un sourire... Je semble irrévocablement condamnée a vous vomir mes inssanités qui me meurtrissent et me corromptent a mesure que je semble respirer. C'est un microbe qui s'infiltre et me maladifit ...une contagion qui se rit de me pourrir et de me gâter. Un vers qui creuse sa pomme... Je suis une pomme mon ami.
Je ne dit pas la vie..Je ne vous dit pas non plus la peine... J'écris la mort que l'on peut toucher
Celle que l'on tape sur un clavier.. et celle sur laquelle le stylo s'use sans pouvoir y remédier. J'écris l'intru et la répulsion...la vomissure de ta vie mon ami....la cadavre gisant d'un souvenir.
Je n'écris pas sur toi... rassures toi...

# Posté le dimanche 24 février 2008 17:22

Modifié le mardi 06 mai 2008 14:52

Myspace & Home

Myspace & Home
C'est à peine si elle avait passé la porte que tous ses souvenirs se jetèrent sur elle comme affamés par cette force qui jusqu'à maintenant les avait repoussé. Elle s'efforçait de se blinder l'esprit et de ne pas reconnaître en chaque objet et chaque odeur un peu de qu'elle s'était tué a oublier. Sa main frôlait les murs et caressait chaque grain de pierre comme une mélancolie malsaine d'avant. Tout était pareil, si le temps avait fait changé les choses peut être n'aurait elle pas la gorge nouée et le c½ur qui piquait, mais rien ici n'avait changé, les mêmes sons, les mêmes sensations, le même esprit de joie et de « tout va bien » aveugle qui flottait toujours dans l'air, le même mensonge pour sauver l'apparence d'une vie qui pourrissait de l'intérieur. Et le même flot d'émotion qui l'étouffait, les bruits qui s'enchaînaient , les souvenirs qui tournaient tournaient et lui envahissaient l'esprit, elle se voyait encore tituber dans l'herbe la nuit et s'effondrer sur le sol , engourdie par le froid qui lui glaçait les tripes, pour étouffer les cris et tout cacher. Non, rien ici n'avait changé.

# Posté le lundi 21 janvier 2008 13:29

Modifié le mardi 06 mai 2008 14:55

THROATSPRAY

THROATSPRAY

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 10:35

Modifié le lundi 21 janvier 2008 13:58

Même si je dis rien et prétend que je préfère être seule votre présence est vitale et je vous aime plus que ma propre vie

Même si je dis rien et prétend que je préfère être seule votre présence est vitale et je vous aime plus que ma propre vie
Mes pieds se perdaient entre les papiers gras qui se confondaient aux mégots parsemés ici et là entre chaque pierre de la rue et je marchais, je marchais tranquillement, pas par pas je remontais la rue et balayait du regard l'immondisse et les déchets des pavés sans autre pensée que le vide et me bornant l'esprit à un but unique et robotique : marcher. Et mes yeux se perdaient dans la géométrie asymétrique des dalles sur le sol et qui défilaient sous mes pieds, je savais que cette nuit encore je ne dormirais pas, qu'il faudra que je contracte chaque petit muscle de mon esprit pour ne penser qu'à ce qui est bien, pour penser à eux qui étaient là et non pas eux qui n'y étaient plus. Je marchais toujours en fixant le sol, puis en observant les arabesques froides de la cathédrale qui se dessinaient un peu plus à chaque pas. Je n'avais pour autre but que marcher , je ne pensais pas, je m'aliénais le cerveau pour ne pas penser , juste marcher, un pied devant l'autre sans tomber, ce même mouvement mécanique, une poupée automatique sur les pavés de la rue.


Ils ont su me tirer de cette létargie comme eux avaient su le faire, 2008 temps de se reconstruire et de ne plus comparer.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 10:28

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 07:33

Donormyl c'est ma cocaïne

Donormyl c'est ma cocaïne
Et je cherchais encore à atteindre cet apaisement auquel tous semblait si facilement accéder, tous sauf moi, et pourtant il n'y a pas si longtemps j'en avais encore les privilèges, mais ils m'ont fuis comme beaucoup de choses depuis....... Ce soulagement pour eux était devenu un mythe pour moi....quelque chose qui faisait tendre mon bras sans même que je reussisse à l'effleurer. Et à vrai dire lorsque je m'en approchais il m'effrayait...plus encore....il me tétanisait. Ma peau semblait se rétrécir sur moi même comme le feraient les anneaux d'un serpent et mes poumons se gonflaient à m'en péter les côtes puis se flétrissaient en continu. La peur à l'âme, l'horreur aux tripes.
Et mon cerveau écumant devant mes yeux comme une sordide alarme tout ce que j'avais pu "révé" les nuits où j'avais essayé d'atteindre l'apaisement dû à tous. Il me claqua ces images de bras tendus dans le noir à m'en arracher les os, la gorge sèche ,la tête basculante comme dans un étaux, il me souffla l'odeur coulante de la transpiration qui collait mes cheveux sur ma peau et la chaleur moite entre les draps froids tandis que mon coeur tentait de battre le concorde et que mes poumons s'overdosaient d'oxygène malsain qui me faisait suffoquer. Cette tiédeur salée sur mes joues, mon nez , ma bouche, ces spasmes gratuits et ces images....ces cauchemards. Non cette nuit encore je ne dormirais pas. Et avec la même tendresse qu'elle accordait à ses cigarettes elle glissa la petite boîte bleue au creux de sa main.


# Posté le mercredi 02 janvier 2008 10:22

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 07:39