VERTIGO

VERTIGO
Cette impression de glisser sans pouvoir me raccrocher à quoi que ce soit me hantait à présent. Elle était dans mon esprit, dans ma peau et dans mes veines.Toujours le même inlassable cauchemard, la même peur de tout voir basculer à nouveau, de voir tourner les murs et le sol se tordre sous mes pieds immobiles et figés. J'y pensais quand je parlais, j'y pensais quand je mangeais, j'y pensais quand je vivais. La peur, l'intarrissable peur de perdre encore l'équilibre et de tomber contre le sol , en écorchant mes doigt contre le plancher comme pour m'y accrocher, pour ne pas tomber, cette envie d'hurler que tout s'arrête ,les poings plaqués contre mes yeux, recroquevillée, le menton contre les genoux, mon coeur parcouru de spasmes et les étagères comme dans un manège ou tout tournait tournait tournait et la musique qui s'en foutait. La musique qui continuait car elle ne voyait rien, la musique qui restait. Et mon esprit s'est mis à écouter, a percevoir les sons et chaque note qui semblait ignorer que le monde tournait, mon coeur s'est accroché à chaque mot de la chanson, et plus je pensais à la musique plus elle me tirait hors du vertige, parceque la musique ne tournait pas, elle était là à résonner comme si de rien n'était. j'ai decrispé les mains et me suis allongée sur le dos par terre, j'ai ouvert les yeux. SURRENDER

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 10:54

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 07:36

CHAQUE SECONDE DE LUCIDITE EST UN SUPPLICE

CHAQUE SECONDE DE LUCIDITE EST UN SUPPLICE
A quoi bon Ecrire ces articles qu'en sais je moi même , On appelle ça l'intelligence paraît-il.... Oui vous savez cette chose qui est censée nous différencier des animaux....Le don de se ruiner l'esprit , le don de se ronger l'âme dans un désaccord parfait avec ce qui nous sert de vie. Le don de mépriser les choses les plus simples pourtant les plus jouissives , oui, les plus jouissives.Le don de se creer des plaisirs plastiques, le don de l'amour matérialiste et du savoir factice dans une société qui se sent grande de sa propre connerie. Regarde l'homme qui se compare au monde dans toute sa prétention qui veut vivre sur la lune mais dont le savoir se limite à un grain de poussière. Je ne me sens jamais autant en vie que lorsqu'il fait froid l'hiver et que le soleil passe par la fenêtre ouverte pour infiltrer ma peau de ses rayons et me réchauffer jusqu'au coeur, jusqu'au tripes jusqu'a ce qu'un nuage noir et gris dessiné par ses ombres le recouvre et me plonge a nouveau dans le froid glacial ou je me trouvais, quand le soleil revient et que les nuages le poursuivent dans une inlassable course. Oui ça c'est la vie!..... Mais l'homme ne se contente plus de cette vie là , il achète un chauffage électrique ,peint son plafond en bleu ciel et achète de la moquette vert gazon.

# Posté le mardi 13 novembre 2007 03:51

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 07:38